Après la naissance de mon premier enfant, j'ai attendu. Des semaines. Puis des mois. J'attendais que le désir revienne. Que mon corps me donne le feu vert. Que quelque chose en moi dise : "C'est bon, tu es prête."
Mais rien ne venait.
Mon bébé était né par césarienne. Dans ma tête, ça tournait en boucle : "Ce n'est pas normal. Je n'ai même pas accouché par voie basse. Pourquoi j'ai peur ? Pourquoi je crois que je vais avoir mal ? Pourquoi je n'ai pas envie ?"
Après le premier mois, je culpabilisais déjà. J'avais peur d'en parler à mon mari. Peur de sa déception. Peur de ne plus jamais retrouver ce désir qui nous unissait avant.
Jusqu'au jour où j'ai enfin osé mettre des mots. Et là, surprise totale : lui non plus n'avait pas de libido. Lui aussi était chamboulé. Et ce silence nous pesait à tous les deux. Si on avait osé en parler plus tôt, ça nous aurait fait un bien fou.
Dans cet article, je partage l'interview de Roxane, créatrice de Maternité Sauvage, qui accompagne les femmes vers une sexualité consciente après la maternité. Son témoignage et ses conseils peuvent transformer votre postpartum.
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Près d'un couple sur deux traverse une crise ou se sépare dans l'année qui suit l'arrivée d'un bébé. On parle beaucoup du baby blues, de la fatigue, de la charge mentale. Mais très peu de la sexualité. Comme si c'était secondaire. Comme si ce n'était pas assez important pour mériter qu'on s'y attarde.
Pourtant, le silence autour de la sexualité en postpartum est l'un des plus grands destructeurs de couples. Pas parce qu'il n'y a plus de désir. Mais parce qu'on n'ose pas en parler. Parce qu'on attend que l'autre fasse le premier pas. Parce qu'on culpabilise. Parce qu'on a honte.
Roxane, créatrice de Maternité Sauvage, a vécu exactement cette situation. Après son premier accouchement traumatique, elle raconte : "C'était une déconnexion totale. Un manque de confiance en mon corps. Mon énergie sexuelle avait disparu, comme si on avait appuyé sur un bouton et tout éteint."

"Dans beaucoup de couples, il y a peu de communication à ce sujet," explique Roxane. "C'est un sujet difficile à aborder. Et là où ça pouvait marcher avant d'avoir des enfants, le manque de communication après un accouchement peut vraiment faire effet boule de neige et durer des mois."
Pour elle et son mari, il y avait une sorte de "chance" : lui non plus n'avait pas de désir après cet accouchement traumatique. Ils étaient au même niveau. Pas de culpabilisation. Pas de pression.
"Mais ce que j'entends beaucoup de la part des femmes, c'est que le désir n'est plus là, mais leur partenaire, c'est encore là. Et donc ça, c'est vachement plus difficile à gérer."
Le temps passe. Le silence s'installe. Et cette question reste en suspens : "Et maintenant, quoi ?"
Ce qui change dans le corps d'une femme après l'accouchement
Quand on devient mère, notre corps traverse un tremblement de terre. Peu importe comment on a accouché. Par voie basse ou par césarienne. Notre énergie est différente. Notre rapport à notre corps est différent.
"Pour beaucoup de femmes, l'accouchement crée une déconnexion," explique Roxane. "Un manque de confiance en son corps. Et cette déconnexion se traduit par une absence de libido, d'énergie sexuelle."
Cette déconnexion peut venir :
D'un accouchement traumatique ou médicalisé
D'une césarienne non choisie
De violences obstétricales
D'une perte de contrôle pendant la naissance
De douleurs physiques persistantes
D'un sentiment que notre corps nous a "trahies"
Après sa césarienne, Roxane témoigne : "J'avais l'impression d'avoir été coupée de mon bas-ventre, de ma sexualité. Il y avait vraiment une barrière."
Mais il y a aussi autre chose. Quand on allaite, quand on porte notre bébé en écharpe, quand on est constamment touchées, on donne déjà tellement. On est remplies de ce contact physique. Et parfois, on n'a plus d'espace pour recevoir du toucher, même sensuel.
"En tant que femme, aujourd'hui, on est tellement dans le yang, dans le faire," explique Roxane. "S'occuper d'enfants, ça demande beaucoup d'espace mental, beaucoup d'énergie. On est souvent tellement dans le yang qu'on est presque trop rempli. Il n'y a plus d'espace pour recevoir."
"Et la sexualité, c'est le yin et le yang. Le masculin étant le yang, et nous, le yin, on est vraiment censées représenter le principe de la réceptivité. Mais si on est déjà trop rempli par notre job, par nos to-do lists, par tout ce qu'il y a dans notre tête, il n'y a plus d'espace pour avoir envie et pour le sexe."
C'est une réalité que beaucoup de femmes vivent sans la comprendre. On se sent coupable de ne pas avoir envie, alors qu'en réalité, notre système est saturé.
On entend souvent que l'allaitement éloigne le partenaire. Que ça coupe le désir à cause de la prolactine. Roxane remet en question cette croyance ancrée.
"Pour avoir allaité non-stop pendant six ans — j'ai allaité pendant toute ma deuxième grossesse, puis j'ai co-allaité mes deux filles après, pendant encore deux ans — je pense que c'est vraiment faux une fois qu'on a rallumé la flamme."
"On nous dit que quand on allaite, il y a la prolactine qui fait une baisse de libido. Mais je pense qu'une fois qu'on est venu rallumer cette énergie sexuelle, le cycle menstruel n'a plus d'incidence."
Roxane explique qu'avant, elle remarquait de fortes fluctuations dans sa libido selon son cycle : beaucoup de désir au moment de l'ovulation, puis plus rien après. "C'était vraiment très cyclique, un peu noir ou blanc."
"Aujourd'hui, je ne remarque plus de différence dans ma libido, que ce soit par rapport au moment où j'ovule ou au moment juste avant mes règles. Il n'y a plus de fluctuation. Est-ce qu'il y a peut-être encore une petite fluctuation ? Peut-être, mais ce n'est plus comme avant."
Ce qui compte, ce n'est pas tant les hormones que la connexion maintenue avec son partenaire. C'est de "garder la marmite frémissante", comme le disent les taoïstes.
Les femmes sont comme l'eau : elles mettent du temps à chauffer, mais une fois chaudes, elles restent chaudes longtemps. L'idée, c'est de ne jamais laisser l'eau refroidir complètement.
"Une fois qu'on garde la marmite frémissante, ça change tout," insiste Roxane.
Roxane est abolitionniste du porno. Elle pense que le porno ruine la sexualité des couples. Et personnellement, je suis d'accord avec elle.
"La plupart des hommes, aujourd'hui, ils ont été élevés au porno," explique Roxane. "Et donc, pour eux, le sexe, ça doit être du sexe pénétratif avec une éjaculation à la fin. Si on n'a pas déconstruit ça, c'est souvent ça dont les femmes n'ont pas envie en postpartum. Et d'ailleurs, c'est souvent ça qui leur donne le moins de plaisir."
Ce modèle sexuel basé sur la pénétration et l'éjaculation ne correspond pas aux besoins des femmes en postpartum. Physiquement, émotionnellement, énergétiquement.
Après un accouchement, le périnée a besoin de temps pour guérir. Même sans déchirure. Même après une césarienne. Le corps entier est transformé. Les hormones fluctuent. L'énergie est ailleurs.
"C'est là où on se retrouve un peu dans un espèce d'entre-deux où on ne sait plus très bien quoi faire," dit Roxane. "Et donc, c'est pour ça que c'est tellement important d'en avoir discuté en amont et d'avoir découvert aussi plein d'autres pratiques."
Quand le seul modèle qu'on connaît ne fonctionne plus, on se retrouve coincés. Sans savoir comment retrouver l'intimité. Sans oser en parler. En accumulant la frustration et le silence.
Une sexualité au-delà du climax
"Une fois qu'on a découvert que ça peut être lent et qu'il n'y a pas besoin d'avoir le climax à la fin, que c'est tellement plus puissant que ça, ce qu'on peut découvrir en couple..." Roxane ne finit pas sa phrase, tant l'évidence lui semble claire.
La sexualité taoïste, la sexualité sacrée, les pratiques tantriques : autant de voies qui permettent de sortir du schéma "préliminaires → pénétration → éjaculation → fin".
"C'est un million de fois mieux. Enfin, même, il n'y a pas de chiffre," s'enthousiasme Roxane.
Pour Roxane et son mari, le plus grand changement a été de réaliser que donner du plaisir à sa partenaire sans rien attendre en retour, c'est le vrai trésor.
"À un moment, mon mari me donnait beaucoup plus de plaisir que ce que moi, je lui en donnais," raconte Roxane. "Et j'ai dit : 'Mais il y a une inégalité.' Et il m'a répondu : 'Mais non, maintenant je suis à un stade où ça me fait tellement plaisir de voir que toi, ça te fait plaisir, que j'ai besoin de rien. Genre, ça me satisfait.'"
Cette révélation a tout changé.
"Beaucoup d'hommes ne savent pas comment donner du toucher qui ne soit pas sexuel," explique Roxane. "Ils n'ont pas appris le toucher juste sensuel, les câlins, les massages."
"Donc souvent, quand ils sentent le désir sexuel qui monte, ils vont venir vers leurs femmes avec un toucher directement sexuel. Une main sur les fesses, sur les seins. Et ça, c'est le plus gros no-go pour la plupart des femmes."
Ce qui donne vraiment envie à une femme en postpartum :
Un massage des épaules pendant qu'elle allaite
Des caresses dans les cheveux
Un massage des pieds le soir
Des câlins sans arrière-pensée
De la tendresse sans agenda caché
"Savoir qu'il me fait ce massage juste parce qu'il a envie de me faire plaisir, sans s'attendre à ce que derrière, je sois prête à faire l'amour. Pour moi, c'est le plus grand turn-on," confie Roxane.
Pour Roxane et son mari, une pratique simple a changé leur quotidien : s'embrasser pour de vrai.
"Pas de faire des bisous de parents, des petits smacks. Je trouve souvent, dans les couples, au bout de quelques années, c'est les bisous qu'on se fait. Le même bisou qu'on fait sur la joue de notre mère."
"Nous, le fait de recommencer à s'embrasser pour de vrai, comme on faisait au début, à se rouler des pelles, ça, c'est venu clairement rallumer la flamme. Et donc, ça fait qu'il y a tout le temps cette eau qui frémit chez moi et ça change tout."
Un geste simple. Quotidien. Qui maintient la connexion. Qui garde la marmite frémissante.

C'est LA question que toutes les femmes se posent. Et Roxane le dit clairement : il n'y a pas de réponse type.
"Il y a des choses qu'on peut déjà faire directement," explique Roxane. "Je peux m'imaginer maintenant, en postpartum, me faire masser par mon mari parce que j'ai le bas du dos endolori. Sans aucune attente, parce qu'on en a discuté, parce qu'on a ouvert la conversation."
Le temps que ça prend dépend de :
Ton type d'accouchement
Ton vécu de la naissance
Ton état physique
Ton état émotionnel
Si tu allaites ou non
Ta charge mentale
La qualité de communication dans ton couple
Les pratiques que vous expérimentez ensemble
Roxane raconte qu'une amie lui avait dit, avant qu'elle devienne mère, qu'elle avait eu envie de faire l'amour avec son mari six jours après avoir accouché.
"À l'époque, je trouvais ça quand même assez incroyable. Quand j'ai eu ma première naissance par voie basse, six jours après, je n'avais pas du tout envie de sexe pénétratif, soyons honnêtes, parce que c'était quand même intense en termes de sensation."
Mais après avoir découvert toutes ces nouvelles pratiques, Roxane peut maintenant imaginer ce scénario.
"Après une naissance qui se passe plus rapidement, plus facilement, quand ça se passe bien et que c'est juste super puissant, on est retombé amoureux de notre partenaire. Je peux imaginer qu'une femme puisse avoir envie de cette connexion avec son partenaire parce qu'elle vient de vivre un truc incroyable et qu'elle est retombée en amour avec lui."
Après sa deuxième naissance à la maison, l'expérience de Roxane a été radicalement différente.
"Ma libido, déjà, elle n'est jamais partie, je crois. Et je pense qu'une semaine plus tard, effectivement, je ne me sentais pas physiquement prête, mais tout le reste était prêt. C'est une grande différence."
La différence ? Toutes les pratiques découvertes entre-temps. La communication établie. La connexion maintenue. La déconstruction du modèle pénétration-éjaculation.
Le silence est l'ennemi numéro un des couples en postpartum. Plus on attend pour en parler, plus la honte grandit. Plus le fossé se creuse. Plus on se sent éloignés l'un de l'autre.
"Au plus le temps passe, au plus le problème prend de l'ampleur," explique Roxane. "On ressent de la honte et on n'ose plus en parler. Et là, ça peut durer des mois, voire des années."
Elle raconte que sa mère, qui était pilote de ligne, volait avec des copilotes de 30-40 ans qui se confiaient à elle. Beaucoup lui disaient : "Ça fait six mois que je n'ai pas fait l'amour avec ma femme. Ça fait deux ans."
"Avant, je me disais : comment c'est possible d'arriver à ce stade-là ? Aujourd'hui, je vois très bien comment c'est possible."
Le silence crée un gouffre. Et plus on attend, plus c'est difficile de rebondir. On se sent comme des ados qui n'ont jamais fait ça. Il y a une gêne. Une maladresse.
Quelques pistes pour ouvrir le dialogue :
1. Choisis un moment calme
Pas au lit, pas en pleine journée chaotique. Un moment où vous avez tous les deux de l'espace mental.
2. Commence par ton ressenti "Voilà où j'en suis. Voilà ce que je ressens. Voilà ce dont j'ai besoin."
Ne te justifie pas. Ne t'excuse pas. Juste : expose ton état.
3. Demande-lui comment il va "Et toi, où tu en es ? Comment tu te sens avec tout ça ?"
Il a peut-être aussi des peurs, des doutes, des questionnements qu'il n'ose pas partager.
4. Explorez ensemble
"Qu'est-ce qu'on pourrait essayer ? Qu'est-ce qui te ferait du bien ? Qu'est-ce qui me ferait du bien ?"
L'idée n'est pas de "résoudre le problème" immédiatement. Mais d'ouvrir un espace de dialogue. De sortir du silence. De se reconnecter.
Roxane est curieuse de voir ce que donnera leur prochain postpartum, maintenant qu'ils ont découvert toutes ces pratiques.
"Je suis hyper curieuse de à quoi ressemblera notre postpartum en couple. À quoi ça ressemblera."
"Parce que comme c'est un renouveau pour notre famille parce qu'il y a un nouveau bébé, ça va être un renouveau pour notre couple et ça va nous rapprocher plutôt que nous séparer parce qu'il y a des malentendus et des non-dits et un manque de communication."
Le postpartum n'est pas une fatalité. Ce n'est pas forcément une période de sécheresse sexuelle et de distance. Ça peut être une transformation. Une opportunité.
Une opportunité de :
Redécouvrir ton corps autrement
Sortir des schémas conditionnés
Explorer une sexualité plus lente, plus consciente
Renforcer la connexion avec ton partenaire
Apprendre à communiquer vraiment
Découvrir ce qui te fait vraiment du bien
Mon expérience personnelle : briser le silence
Je veux te partager quelque chose de très personnel.
Après mon premier accouchement par césarienne, j'ai culpabilisé pendant des mois. Je pensais que c'était anormal d'avoir encore peur, d'avoir encore besoin d'attendre. Dans ma tête, puisque je n'avais pas accouché par voie basse, mon corps aurait dû être "prêt" plus vite.
Quelle erreur.
Mon corps avait vécu une opération chirurgicale majeure. Mon psychisme avait été traumatisé. Mon énergie était ailleurs, entièrement tournée vers mon bébé.
Quand j'ai enfin osé en parler à mon mari, le soulagement a été immense. Pas parce qu'on a "résolu" quoi que ce soit immédiatement. Mais parce qu'on a brisé le silence. Parce qu'on s'est reconnectés dans la vulnérabilité.
Et surtout : parce que lui aussi était dans le même état. Lui aussi n'avait pas de libido. Lui aussi était chamboulé. Mais on ne se l'était jamais dit.
Si on avait osé plus tôt, on se serait épargné des mois de doute, de culpabilité, de distance.
Alors je te le dis aujourd'hui : ose en parler. Même si c'est inconfortable. Même si tu as peur. Même si tu ne sais pas par où commencer.
Oui. Absolument. Il n'y a pas de "normal". Chaque femme, chaque corps, chaque expérience est unique. Certaines femmes retrouvent le désir rapidement. D'autres ont besoin de plusieurs mois. Ou plus. Et c'est OK.
Pas nécessairement. Les hormones de l'allaitement (notamment la prolactine) peuvent effectivement diminuer la libido. Mais ce n'est pas une fatalité. Comme le montre l'expérience de Roxane, une fois la connexion établie et les pratiques mises en place, l'allaitement n'est plus un obstacle.
Comment retrouver confiance en mon corps après l'accouchement ?
C'est un processus. Ça prend du temps. Quelques pistes :
Prends soin de ton corps avec douceur (massages, bains, soins)
Reconnecte avec ton périnée (rééducation périnéale)
Pratique des exercices de respiration et de visualisation
Entoure-toi de personnes qui valorisent ton corps post-naissance
Explore ton corps seule avant de le partager avec ton partenaire
Dans le pack "Réinventer la sexualité en post-partum" de Gardiens de la Naissance, je t'offre une méditation guidée pour te reconnecter en solo en douceur à ton nouveau corps.
Mon partenaire a envie mais pas moi, comment gérer ?
Ouvre la conversation. Explique-lui où tu en es. Propose des alternatives : toucher sensuel, massages, moments de connexion non sexuels. L'important est de maintenir l'intimité sans forcer la sexualité pénétrative.
Par ailleurs, tu n'es pas la responsable de la satisfaction de ses besoins sexuels, chacun.e a sa propre autonomie. Dans le défi audio Gardiens de la Naissance à destination des futurs papas, un épisode est dédié à la sexualité. Dans cet épisode, j'explique ce qui se joue pour toi, au niveau physique, émotionnel et psychologique, comment il peut t'accompagner et trouver de nouvelles façons de répondre à ses besoins.
Médicalement, on recommande d'attendre 6 semaines. Mais ton corps, ton psychisme, ton énergie peuvent avoir besoin de plus de temps, bien plus. Écoute-toi. Il n'y a pas de "bon" timing. Seulement ton timing à toi. Et chaque post-partum est différent.
Si tu es en postpartum et que tu te sens déconnectée de ton désir, sache que tu n'es pas seule. Que c'est normal. Que ton corps a traversé quelque chose d'immense et qu'il a besoin de temps.
Si tu culpabilises parce que ça fait des mois et que tu n'as toujours pas envie, sache qu'il n'y a pas de délai "normal". Chaque femme a son propre rythme.
Si tu as peur d'en parler à ton partenaire, je t'invite à franchir le pas. À ouvrir la conversation. À lui dire où tu en es. Ce que tu ressens. Ce dont tu as besoin.
Et je t'invite surtout à écouter cet épisode avec Roxane. Seule ou avec ton partenaire. Parce que cette conversation peut être le début de quelque chose de plus grand. Une intimité retrouvée. Une sexualité réinventée.
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Le postpartum n'est pas une fatalité. C'est une transformation. Et dans toute transformation, il y a une possibilité de renaissance.
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À propos de Roxane : Roxane est la créatrice de Maternité Sauvage. Ancienne pilote de ligne, elle accompagne aujourd'hui les femmes et les couples vers une sexualité plus consciente, plus connectée, plus profonde. Elle anime des retraites et des programmes en ligne, notamment "Femmes Orgasmiques". Découvre son programme "Femme Orgasmique".
À propos de moi : Je suis Susana, créatrice du podcast Gardiens de la Naissance. Après la naissance de mes deux enfants, j'ai quitté ma carrière dans la finance pour suivre mon intuition et comprendre l'humain, le corps, le lien. Aujourd'hui, j'accompagne les futurs pères et les couples à se préparer ensemble à l'arrivée de leur bébé. Tu peux prendre rendez-vous avec moi ici.
Photos : N. Voitkevich- / Pexels, Roxane de Maternité Sauvage, Chayene Rafaela / Unsplash
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